L’intimidation est explicitement mentionnée dans le code criminel du Canada (article 423[1]). Ce dernier stipule que toute personne qui intimide, menace, suit de façon persistante, ou agit pour empêcher quelqu’un de faire quelque chose qu’il a le droit de faire peut être reconnue coupable d’une infraction criminelle. Ces gestes incluent aussi la violence, les menaces envers des proches, le vandalisme ou la surveillance insistante. Ainsi, selon cet article, les menaces (dont les menaces en ligne) sont considérées comme de l'intimidation.

Concrètement, cela signifie que l’intimidation est un crime. Elle peut donc être passible d’une peine de prison (pouvant aller jusqu’à cinq ans). Toutefois, l'article de loi n'évoque pas explicitement la cyberintimidation, touchant surtout aux attaques en personne (suivre ou bloquer quelqu'un; user de violence envers une personne, ses proches ou ses biens).

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Le Code criminel peut être abordé avec les élèves, non pas pour leur faire peur, mais afin de leur faire prendre la mesure de la gravité d’un geste d’intimidation ou de cyberintimidation. Il permet aussi d’identifier les différentes formes que peuvent prendre l’intimidation.