Bienvenue au webinaire Créer un play along avec Canva. J’ai vraiment essayé de trouver un équivalent français aussi court et parlant que play along, mais des formulations comme « accompagnement sonore », « dupliqué du visuel » et autres étaient un peu longues. J’ai donc mis play along en italique et entre guillemets, parce qu’en musique, on se comprend très bien avec cette expression. Je me présente : Brigitte-Louise Lessard. Je suis au RÉCIT du domaine des arts et je suis porteuse du dossier musique. Un peu plus tard, on va vous partager le support de présentation, et vous aurez ainsi toutes les coordonnées. Je vais maintenant laisser Caroline se présenter, puis elle passera ensuite la rondelle à mes acolytes. — Oui, bonjour tout le monde.
— Qu’est-ce qui est fermé, Audrey ?
— Ah, les micros et les caméras de tout le monde sont fermés. On va les ouvrir un peu plus tard dans le webinaire. Donc c’est normal si vous n’êtes pas capables de les activer. En fait, bravo si vous n’êtes pas capables ! Si vous êtes capables, vous êtes des magiciens… ou des magiciennes ! Je suis Caroline Bergeron, conseillère pédagogique au RÉCIT des arts. Je suis responsable de tout le volet danse : je suis spécialiste en danse. Je passe maintenant la parole à ma collègue Audrey. — Allô ! Je suis une collègue de Brigitte-Louise et de Caroline, et d’Éric qui est là aussi. Moi, je suis en arts plastiques et multimédia. Je suis conseillère pédagogique au RÉCIT du domaine des arts également, et je m’occupe du dossier de l’art dramatique. Merci beaucoup, mon équipe, d’être là pour me supporter. Comme bien des profs de musique, ma voix a très hâte aux vacances de Noël. Alors si jamais j’ai une panne ou qu’il n’y a plus rien qui sort, on m’a assurée que j’aurai du soutien pour compléter l’heure qui nous attend. Aujourd’hui, dans le cadre de la compétence numérique, vous allez développer trois dimensions. Il y aura une phase d’expérimentation où vous développerez vos habiletés technologiques, vous produirez du contenu et vous ferez preuve d’innovation et de créativité. Pendant l’heure que nous allons passer ensemble, vous aurez aussi quelques questions à répondre si vous souhaitez obtenir le badge. Lorsque vous aurez le support de présentation tout à l’heure, le badge sera débloqué – il ne l’est qu’à partir de 11 h 30 – et vous aurez quelques questions à remplir. Vous devez évidemment avoir un compte Campus RÉCIT pour obtenir votre badge. Je vous mets tout de suite dans l’ambiance aussi : on a un petit sondage. C’est un atelier particulier aujourd’hui. Oui, il y a des questions à répondre pour le badge, mais il y en aura aussi pour un sondage maison qu’on fait sur cet événement-là. Si vous aviez trois minutes de plus pour compléter ce deuxième sondage, ce serait infiniment apprécié pour qu’on puisse s’améliorer. Alors, le plan d’aujourd’hui : d’abord, en anglais, on dit « reality check ». En français, j’ai trouvé un « soyons réalistes » qui rendait à peu près mon état d’esprit. Donc on va jaser un peu des play along, des accompagnements, et ce sera suivi du plan de la rencontre. Je vais vous présenter un exemple. On va regarder ce que ça prend pour mettre en place cette interface dans Canva afin de créer un accompagnement sonore et visuel. Il y aura deux vidéos, et le partage du support se fera à ce moment-là pour que, pendant la phase d’expérimentation, vous ayez accès comme vous le souhaitez aux vidéos qui vous seront présentées juste avant. On devrait prendre 10 à 15 minutes pour expérimenter et, à ce moment-là, on va ouvrir caméras et micros, puis on va aussi vous mettre comme organisateurs de la présentation d’aujourd’hui. Non pas parce qu’on veut que vous animiez, mais parce que si vous vivez quelque chose avec votre interface Canva, on veut que vous puissiez partager votre écran. Donc pour ce faire, vous aurez le statut d’organisateur. Soyons réalistes. Le play along a un look simple, mais n’a rien de simple. Et là, je sens que mon ordinateur commence à « rocher ». On va aussi s’apercevoir que les performances de nos ordinateurs influencent beaucoup la qualité de l’accompagnement. Il y a d’autres façons de faire. Aujourd’hui, ce qu’on vous présente, c’est une façon de faire avec Canva, mais il en existe d’autres. À cet effet, j’ai une deuxième recette à la fin du webinaire. Si jamais celle avec Canva ne vous plaît pas, je vous partagerai quelque chose qu’on peut faire avec Google Slides. C’est présenté différemment, mais ça donne aussi un résultat de play along. Il faut vraiment aiguiser notre patience si on est amateur de perfection, parce que c’est une activité très chronophage. Voici un exemple. Avis aux perfectionnistes : on aiguise notre patience. Quand on présente un play along en classe, vous devrez choisir « lecture automatique ». Voici l’exemple que je vais commenter au fur et à mesure. — Caro, tu m’indiques si on entend le son. Très bien. Alors, on voit – et en plus vous avez le décalage Internet – que probablement mon petit bonhomme est en retard. Ce qu’on voit là, ce sont des planches, ou encore des diapositives différentes. On va voir la « recette » dans un instant. On voit que le « mi » arrive un peu avant. Je vous dirais que c’est presque impossible à éviter. On va le voir pendant la présentation. Je laisse juste finir ça. Je vais relaxer un peu pendant ce temps. Amateurs de perfection, je présume que vous avez détecté tous les moments où ça ne cadrait pas. J’en profite pour vous dire que l’ancienne technologie de karaoké MIDI, quand on synchronisait un MIDI avec les paroles d’une chanson, était pile sur le temps. Je vous dis par expérience, après mes essais, que ce niveau de perfection-là est presque impossible à atteindre ici. Dans l’exemple que nous avons vu, je viens de le dire : la perfection est difficilement atteignable. Il faut prendre en considération le temps dont on dispose. Moi, je pense que l’élément gagnant, c’est de se monter un répertoire au fil des années, et non pas d’essayer de tout faire en une seule fois. Je me suis aperçue au fil de mes expérimentations qu’on devient un peu plus habile chaque fois. Il y aura d’autres exemples un peu plus tard. L’exemple que vous avez vu a été fait avec une souris. Avec la souris, le confort est plutôt moyen. On va ensuite voir un autre exemple avec l’iPad : c’est un peu plus fluide de travailler directement avec la main. Vous pourriez aussi travailler avec un crayon. Je vais juste tenter le coup pour que ce soit moins difficile pour les participants de me voir : je rouvre ma caméra. C’est un peu plate d’entendre juste une voix en arrière-plan. Et la performance de votre ordinateur, évidemment – vous en avez été témoins – influence le succès ou l’insuccès. Une option pour pallier à ça, c’est, lorsque vous faites votre montage, d’enregistrer votre écran. À ce moment-là, vous aurez une banque de vidéos, plutôt que de prendre votre Canva et le mettre en lecture automatique. Donc il y a quatre étapes. La première étape : il va falloir faire la chronologie avec votre musique. Je me suis rendu compte que c’était un peu agaçant de le faire avec un papier et un crayon. Vous pouvez le faire comme ça, bien sûr, mais j’ai osé vous créer un outil pour vous faciliter la vie. On va le voir dans l’étape 1, un peu plus tard, pour sortir la chronologie de votre fichier MP3. Les planches, ou encore les diapositives de votre Canva : il va y en avoir de différents types, par exemple des présentations ou un générique de fin, avec soit des paroles, soit une portée musicale. Pour votre information, j’ai fait l’extrait musical avec MuseScore. Il y a un addon, un plugin – ou un plugiciel si vous préférez – pour colorer les têtes de notes. Dans le cas de la berceuse de Brahms, on pourrait la jouer aux cloches ou encore au Boomwhacker : les couleurs correspondent. Je vous partage également un gabarit déjà prêt, avec du minutage intégré, parce qu’aujourd’hui j’aimerais que vous concentriez votre expérimentation sur le mouvement. Sinon, vous n’auriez pas le temps de vous rendre là. Vous aurez donc des outils prêts à l’emploi pour la phase d’expérimentation. Une fois que la chronologie est faite et qu’on a déterminé le nombre de diapositives nécessaires, ce sera le moment d’ajuster la durée de chacune des diapositives et de valider avec l’accompagnement sonore. On va faire cette étape dans très peu de temps. Et l’étape finale sera l’animation, que vous allez réaliser aujourd’hui dans la phase d’expérimentation. Pour le bloc 1, l’outil : on va vous le partager. Vous n’êtes pas obligés d’aller le chercher tout de suite. Je vous invite plutôt à vous concentrer sur ce qu’on fait maintenant, même s’il sera partagé dans le clavardage. Quand vous aurez la présentation, l’hyperlien y sera aussi. Là où il y a du soulignement, il y a des hyperliens. En tapant « récit barre oblique minutage », vous pourrez vous créer une copie. Cela implique que vous ayez un compte Google. Je vais me créer une copie de l’outil de minutage : ma copie est créée, elle est ici. Cet outil sert à noter par écrit ce qui se passe dans votre musique, mais il a aussi une autre fonction. L’animation que vous verrez un peu plus loin dans la présentation a une contrainte : la durée maximale pendant laquelle le petit bonhomme peut bouger à l’écran est de 10 secondes. Moi, ce que je voulais, c’est que cet outil puisse vous indiquer si votre découpage est correct et respecte cette limite. Si votre segment dépasse 10 secondes, vous ne pourrez pas animer une minute complète de petit bonhomme : ça ne fonctionne tout simplement pas. Donc l’outil vous montre si votre découpage est utilisable ou non. Je prends ma musique, qui est ici. C’est la même musique que vous aurez dans le gabarit que je vais vous partager tout à l’heure. Si je fais jouer la musique – je sais que c’est minuscule pour vous – le minutage dont j’ai besoin est ici. Je fais jouer ma pièce, et mon premier repère, c’est mon premier mi qui arrive. Il arrive à la 5e seconde. Dans ce chiffrier, vous n’écrivez que dans les sections bleues. Tout ce qui est en gris se génère automatiquement. Ce que le tableau interprète, c’est la durée. Pour le moment, on n’a qu’une seule donnée, donc ça donne 5 secondes. Ma page 2, celle où il y a « mi – mi – sol », va être correcte. Quand on arrivera au do, il nous indiquera : « 5 secondes, c’est correct, tu ne dépasses pas les 10 secondes pour ton animation. » Si mon premier segment avait été à 12 secondes, j’aurais eu un X, parce que 12 secondes, c’est trop long pour l’animation. Il faut rester en dessous de 10. Donc ma musique, je la découpe comme ceci. J’avance jusqu’au do. Mon do aigu arrive à la 12e seconde. Je procède ainsi jusqu’à la fin. Je sais déjà que c’est 12, puis 18 pour arriver au fa, et mes repères se prennent comme ça, un à un. Quand vous inscrirez une minute dans la feuille, si vous tapez seulement « 1 », Google Sheets va croire que c’est une seconde. Pour écrire une durée au format « minutes:secondes », il faut taper '1:02.00 (avec l’apostrophe). Je vous l’ai écrit dans la feuille : si vous oubliez l’apostrophe, vous aurez un message d’erreur disant que la durée doit être inscrite ainsi. Donc si j’écris 1 minute et 07 secondes, j’écris '1:07 et la valeur s’enregistre. Je fais ainsi le reste de ma pièce. C’est mon découpage. On voit ensuite la durée de chaque page : page 2 = 5 s, page 3 = 7 s, etc. Je les ai recopiées juste à côté pour que ce soit facile à lire. Quand j’arrive à la page 6, ma durée est 7 secondes. Voici ce que je veux dire : j’ai ma page 1 dont la durée est de 5 secondes. Ensuite, j’ai besoin de 7 secondes. Je dois préciser que ce sont des approximations. Dans la vraie vie, il a fallu faire des micro-ajustements. Et ce n’est pas une virgule, mais un point : 7.2 secondes, par exemple. La virgule ne fonctionne pas. Voici pourquoi on a besoin de tout ça. La première étape, avec la musique, ce gabarit vous sera partagé. Donc je vais en mode Présenter → Lecture automatique. Si je clique simplement sur Présenter, je reste coincée sur la page d’accueil. Je dois choisir Lecture automatique. Là, je n’ai pas d’animation de fait. Mon minutage m’a servi à synchroniser ma page avec la première note de ma séquence. — Tu me dis toujours si c’est correct, Caroline ? Le mi est arrivé au bon moment avec la musique. La prochaine diapo sera le do, puis ensuite le fa. Vous voyez ? Là, c’est un peu trop en avance. Je vous laisserai jouer avec ça. Et finalement, si mon animation est un peu croche, je peux simplement repartir à neuf à partir du do, du fa, et du si. My God… je vous ai tout parachuté sans couper en étapes ! En tout cas, ce n’est pas grave. L’étape 2 : on vient de voir qu’avec le minutage, on a installé des planches, des diapositives comme celles que nous voyons ici. Pour ma première section, qui est découpée en sections de deux mesures, j’ai quatre diapositives : une pour le mi, une pour le do, une pour le fa et une pour le do avant de changer de diapositive. Je vais dupliquer chacune de ces diapositives quatre fois, parce qu’avec la lenteur de ma pièce, c’est logique de découper par tranches de deux mesures. J’ai mis mon petit bonhomme aux positions do, fa, do aigu et fa. L’arrivée en lecture automatique correspond à la musique que j’ai mise ici, en bas. Quand vous téléversez votre musique, vous prenez votre berceuse — là je ne le ferai pas, parce que j’ai déjà cliqué dessus — et vous pouvez l’insérer tout au long de votre présentation. Donc voilà pour l’étape 2 : les planches. On arrive à 11 h 30, l’expérimentation s’en vient. Ajuster la durée de chaque diapositive avec l’outil, et faire des micro-ajustements, comme on l’a vu. Ici, rappelez‑moi, mes collègues : est‑ce que les notes arrivaient trop vite ou trop en retard ? — La diapositive arrivait un peu en retard… mais peut-être que c’est aussi le lag de l’ordinateur.
— Oui, ça peut jouer. Alors mettons que je mettrais 7.33 à la place : après, il faudrait aller tester. Je vous laisserai faire ces essais dans votre propre gabarit. C’est une étape vraiment cruciale : ajuster notre premier bouton selon la division musicale. J’ai préparé pour vous deux exemples. Dans pas très longtemps… Ah oui, l’étape finale : animer. J’ai donc préparé un exemple sur iPad, et un exemple sur ordinateur. L’exemple sur iPad, je vais probablement parler par-dessus. On va l’écouter, parce qu’il est très révélateur. Ensuite, je commenterai aussi l’autre. J’ai créé une diapositive avec les paroles de la chanson, que j’ai dupliquée quatre fois. J’ai ajusté le début de chaque phrase avec la piste sonore qui est en dessous — c’est ce qu’on vient de voir. Je sélectionne la lune, j’appuie sur « Animer », puis sur « Créer une animation ». Je vais faire jouer ma musique sur un autre périphérique, parce que je ne peux pas l’entendre à partir du même appareil pendant que j’anime. La musique arrête, je fais mes corrections pour l’animation. Je change de diapositive : maintenant, c’est la deuxième lune. Je crée l’animation pour la deuxième phrase musicale. Je recule un peu ici. Si… Je tiens à vous redire que l’accompagnement musical ne peut pas jouer pendant que vous travaillez l’animation. C’est pourquoi ça vous prend, dans ce cas-ci, un autre périphérique. Moi, j’ai pris mon téléphone. Regardons maintenant ce que ça donne comme résultat : j’ai enregistré une capture d’écran. On change de diapositive.
Et encore une fois. Dans ce cas-ci, le résultat n’est quand même pas trop mauvais. Mais j’aime garder la barre assez basse côté perfection, parce que, honnêtement, moi je n’y suis pas arrivée. Et j’aimerais beaucoup que vous me partagiez vos trucs si jamais vous y arrivez ! J’ai trouvé ça… plutôt spécial. Dans celui-ci, c’est le même principe. Je l’ai mis en accéléré pour que vous ayez cette vidéo-là comme aide‑mémoire quand vous travaillerez sur ordinateur. On voit nos diapositives minutées juste ici. Mon périphérique pour faire jouer la musique est juste à côté, et on y va une page à la fois. Je pense que je l’ai dit, mais on ne peut pas avoir deux animations séquentielles, à ma connaissance, dans une seule diapositive. On va donc simplement regarder un peu en accéléré. « Animer », choisir l’abeille… Le reste est très répétitif : je recule ma musique, je reprends mon petit bonhomme, l’abeille, et ainsi de suite. La vidéo est complète : je ne vous la fais pas écouter au complet, elle vous servira de référence plus tard, si vous avez besoin d’un aide‑mémoire. La phase d’expérimentation : le gabarit vous a été partagé, celui‑ci. Vous avez déjà la musique et les planches. Vous êtes rendus à l’étape où vous allez chercher une planche. La mélodie, Caroline, il faudrait la mettre dans le clavardage pour qu’ils puissent la télécharger. Tu sais, on parlait tantôt de perfection… Je peux vous garantir que je suis la première personne qui a besoin de travailler sa « zénitude » quand ce n’est pas parfait. Je vous le dis ! Je reviens donc ici. Ce que vous devez faire pendant les 10 premières minutes de cette première période d’expérimentation : vous avez votre musique à part, pour la faire jouer. Mais ce qui fonctionne le mieux, je vous dirais, c’est d’aller dans « Présenter → Lecture automatique » puis, lorsque vous faites jouer, de vous assurer que votre mi arrive quand la musique joue le mi, que votre do arrive quand la musique joue le do, que votre fa et votre si arrivent au bon moment, et ainsi de suite pour les quatre autres diapositives. Une fois que c’est fait, vous revenez, vous sélectionnez votre petit bonhomme, vous choisissez « Animer », et vous allez chercher la petite abeille. C’est à ce moment-là que vous avez besoin de faire jouer la musique sur un périphérique externe. Là, je ne le ferai pas, mais pendant que votre musique joue, vous venez animer votre petit bonhomme, comme on l’a vu dans « Au clair de la lune ». À ce stade-ci, on va vous donner accès au clavardage, à votre caméra, et on va aussi vous mettre comme organisateurs pour qu’après ces 10 minutes-là, vous puissiez partager votre écran si vous avez des difficultés. C’est le moment de poser vos questions. Est-ce que vous en avez ? Est‑ce que vous savez quoi faire ? Est‑ce que vous êtes découragés ? Est‑ce que vous êtes tous partis chez vous ? — Oui, ça fonctionne, mais je suis vraiment perdue.
— Moi aussi, j’imagine.
— OK. Puis Audrey-Anne aussi, c’est la même chose ? Je vous reprends par la main doucement. — Oui, c’est ça. Moi, ma question — parce que je suis quand même habituée avec Canva — c’est : tu es dans le format « Présentation » ou dans le format « Vidéo » quand tu fais ton… ? Je n’avais pas prévu d’aborder les deux. Tu peux le faire dans « Vidéo ». Je trouve que c’est encore plus complexe dans « Vidéo ». La présentation d’aujourd’hui, je l’ai faite avec l’outil « Présentation ». — OK. Mais ça ne t’empêche pas… Tu sais, au début, tu as dit qu’il y avait plusieurs façons de le faire. Moi, dans « Vidéo », je n’arrivais pas à… c’est un peu ridicule à dire… je n’arrivais pas à faire le play along simplement. Je me rends compte que c’est un gros morceau. — C’était Audrey-Anne qui disait ça ?
— Non, Geneviève. Geneviève, travaille dans ce avec quoi tu es à l’aise. Si tu es plus à l’aise dans « Vidéo », vas-y avec « Vidéo ». Mais moi, aujourd’hui, je me concentre sur « Présentation » puis « Lecture automatique ». — OK, parce que moi j’ai fait un peu des deux. Par exemple, dans mes cours à l’université, j’ai récemment expérimenté une petite vidéo où je me suis filmée et j’ai mis des mains pour frapper avec mes jeunes de maternelle. Ça, je l’ai fait en format vidéo. Mais j’ai aussi travaillé en mode présentation dans un autre projet. Donc je voulais juste savoir avec quelle fonction tu travaillais. Donc tu t’es rendu compte que, dans « Présentation », l’outil « Durée », qui était ô combien précieux, a disparu la semaine passée… J’en suis restée sur les fesses, pour rester polie. Toute ma présentation d’aujourd’hui que j’ai remaniée… Je ne sais pas combien d’heures j’ai mises là-dedans… Les joues rouges, j’avais chaud, j’ai tout passé. Mais vous êtes toutes des profs, vous savez comment marche la vraie vie. C’est un exemple de vraie vie. La solution la plus simple que j’ai trouvée — et je reviens aux trois participantes qui disent « je suis mêlée, je ne comprends pas » — c’est de partager le gabarit qu’on voit à l’écran présentement et que vous devriez toutes avoir. — Parfait. Une fois que c’est fait, le minutage de base est déjà fait. Ce que je m’attends à ce que vous fassiez dans cette première étape, c’est d’aller dans « Présenter », de le faire jouer sur votre ordinateur, et de voir si le minutage — le mi, le do, le fa — arrive comme vous voulez. S’il n’arrive pas au bon moment, vous ajustez la durée. La deuxième étape : vous prenez chacune des diapositives, vous faites jouer votre accompagnement sur un appareil externe, et vous animez votre petit personnage, diapositive par diapositive. Au bout de ces deux étapes répétitives, vous pourrez faire jouer votre propre présentation en lecture automatique, et vous aurez accompli ce qu’est un play along avec Canva. — Est‑ce que c’est plus clair ? Je le fais avec vous. Je le fais avec vous. On est bons là‑dedans. Je te montre. Voici : je suis dans la page du gabarit que tu as. Toi aussi, tu as ce gabarit-là. Je sélectionne… je vais aller à une autre page, parce que celle‑ci, je l’ai déjà faite. Je sélectionne mon petit bonhomme. — Oui.
— Je vais cliquer sur « Animer ».
— OK. Je peux te le faire en même temps.
— Parfait. Dans ta section de gauche, tu devrais avoir une petite abeille. — Ah, OK.
— Tu cliques là-dessus. Ensuite, sur un périphérique différent, tu fais jouer ta musique. — Je vais partager le son… partager le son pour être capable de suivre avec mon doigt. C’est ça. Là, je vais arriver à do aigu… Voilà. Et là, ma diffusion s’arrête là. Ensuite, tu t’en vas dans « Présenter → Lecture automatique » et tu vois si tu es satisfaite ou non de ton travail. — OK parfait, j’essaie ça. Merci. On vous laisse un peu de temps. Je ne mets pas de minuteur : quand vous serez tannées d’expérimenter, on conclura. Il reste à peu près 3 ou 4 minutes de présentation. On va l’avoir. — Moi, je peux te poser une question ?
— Mais certainement. — Moi je peux bouger le bonhomme, mais il faut que je fasse « Play » en dessous, parce que je n’entends pas mon son. C’est pour ça qu’il faut faire jouer votre musique dans un périphérique extérieur, parce que votre son ne jouera jamais dans Canva en même temps que vous faites une animation. — OK. Vous avez début… pardon. Et là… aviez-vous réussi à télécharger le MP3 pour que je puisse le mettre à l’extérieur ? — OK, c’est juste que… Oui, c’est un hyperlien. — Marilène, je te comprends. Moi aussi, j’étais un peu découragée.
— Ah, je sais pourquoi : tantôt quand j’ai cliqué dessus, ça me l’a ouvert… Ah oui, je l’ai, OK, c’est bon. Il faut que tu le télécharges sur ton ordinateur, parce que tu ne pourras pas le faire jouer en ligne. — Est-ce que si j’ai deux fenêtres, ça peut marcher ? Si je joue… parce que ça m’a ouvert une fenêtre avec le lien MP3. Si je clique et que je vais dans l’autre fenêtre, est‑ce que je vais l’entendre ou il faut que je le mette à côté ? Oui. Attends un peu, je le télécharge. Je pense que le télécharger, c’est la solution la plus simple. Tu vois : je peux le faire jouer dans une fenêtre. J’ai mon Canva d’un bord et ma fenêtre Google de l’autre. Ça peut fonctionner aussi. — Moi j’avais une question pour toi.
— Oh non, pas pour moi… vous êtes full au bout les filles ! Moi j’avais une question : souvent, les play along qu’on voit, ce sont des petits genres de cubes qui descendent, comme un clavier où les notes tombent. Est‑ce que vous savez quel logiciel ou quelle application fait ça ? J’aimerais beaucoup le trouver, parce que c’est quelque chose… tu sais ce que je veux dire ? — Oui ! Ce genre de visuel où les notes descendent comme dans un piano roll ? Exactement ! Et il y en a plein que je vois passer, et je me dis : « Caroline, ce que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a presque jamais de chansons en français. » Souvent, ce sont des musiques populaires ou des trucs qu’on aimerait mettre en français, mais les versions disponibles sont juste en anglais. C’est mon grand combat avec mes cocos : avoir les chansons en français quand je fais ces activités-là. Je dirais que la vieille technologie… c’est de ça que tu parles, hein ? — Oui exactement ! Je suis presque persuadée que c’est un logiciel payant. Et je te dirais qu’une « vieille de la vieille » comme moi, qui a travaillé avec des fichiers MIDI, utilisait VanBasco Karaoke Player. C’est exactement ce genre d’affichage-là. Moi je faisais mes play along avec ça. C’était fafa bébé, super précis, parfaitement synchronisé — mon petit côté perfection était comblé. Et je pouvais recommencer facilement avec les enfants. Évidemment, ça me prenait le logiciel. Mais c’est vieux. Et des banques de fichiers MIDI de qualité, il ne s’en fait plus beaucoup. Il faut fouiller dans les archives du web. Mais c’est une alternative. Quand j’ai dit au début de la présentation qu’il existe d’autres façons de faire… eh bien oui. Et pour ton logiciel avec les cubes, c’est probablement Synthesia. Mais est‑ce que tu veux mettre de l’argent là‑dessus ? Est‑ce que ta direction accepterait d’utiliser une mesure 15810 ou 15081 (les subventions technos) pour ça ? Peut-être. Tu pourrais avoir un budget pour t’abonner à quelque chose de plus pointu. Quelque chose de gratuit ? Tu vas devoir investir beaucoup plus de temps. — C’est sûr, parce que souvent c’est de la musique pop actuelle. Les élèves connaissent les chansons en français, mais tout ce qu’on trouve est en anglais.
— Exact. Moi j’ai vu un tutoriel… faudrait que je le retrouve… où la personne met ses play along en quatre carrés, façon « quad-split », pour les mettre en français. Elle utilise PowerPoint, puis elle exporte ça dans iMovie, et tout s’active. Marilène, j’ai une solution pour toi. Alors, le retour… On l’a fait, on est déjà en train de jaser. Voici : quand vous cherchez la perfection, vous découvrez que c’est une cible mouvante. Il faut vraiment rester zen avec ça. Je suis tellement contente d’avoir mis mon petit bonhomme là ! L’autre solution que je vous propose — et je suis contente, parce que je ne vous retiendrai pas pendant votre heure du dîner — je vais probablement finir pas mal dans les temps. Ce Google Slides-là, vous avez mon support de présentation, donc vous pouvez vous en faire une copie. Le tutoriel est dedans. On n’a plus l’attrait de la belle petite boule qui se promène en même temps que la musique, mais voyez-vous : j’ai fait une leçon de ukulélé là-dedans. Peut‑être que cette solution-là vous parlera davantage. C’est un peu dans cette optique-là que je me suis dit : il n’y a pas une seule recette dans la vie. Vous avez la recette Canva, bien que, dans un moment de folie passagère durant votre congé de Noël, vous décidiez peut‑être d’essayer et de voir où ça vous mène — vous pourriez devenir habiles avec ça. Mais ce n’est pas simple. L’autre solution est plus simple, mais esthétiquement, moi, elle me plaît moins. Tout est une question de savoir ce que vous aimez et ce que vous aimez moins. Je conclus avec ceci, pour respecter le temps. Voici un premier sondage. J’en ai vraiment besoin : s’il vous plaît, prenez-le sur votre téléphone. Il vous prendra trois minutes à compléter, mais ça va vraiment m’aider. Et comme si vous n’aviez pas assez d’un sondage, je vais vous en mettre un autre qui sera partagé dans le clavardage, et qui vous permettra d’obtenir votre badge. Mais pour obtenir votre badge, vous aurez quelques questions à répondre aussi. Et moi, j’ai vraiment besoin de l’autre sondage ! Donc si je peux abuser un peu de votre temps… Ça mettrait fin à ma 15e animation de l’automne. My God, j’ai réussi mon marathon ! Je vais arrêter mon partage d’écran. Je sais exactement ce que vous vivez. Je pense que ce que vous vivez comme profs est pire que ce que moi je vis comme conseillère pédagogique à monter ce genre de trucs. Vous avez toute mon admiration. J’arrête mon partage, je vous jase ça. Vous avez les deux liens : Caroline a mis les deux sondages. Celui qui va vraiment m’aider, c’est le premier, parce que Dieu sait si j’ai essayé de rendre ça simple. Mais ce qui m’a tuée, gang — on va se dire les vraies affaires — ce qui m’a tuée, c’est quand je me suis rendu compte vendredi passé que le petit outil « Durée » dans Canva avait disparu. Je vais vous montrer ce que je veux dire. Je partage mon écran. Le petit pion qui a disparu, c’est celui‑ci. Je vous montre ça. Le petit pion qui a disparu, c’est lui ici. Je vais enlever ça… Voilà. « Durée », qui est en dessous de mon gant, là. « Durée » dans Présentation. Parce que ce qui était le fun, c’est que, pour chaque planche, chaque diapositive, on avait une poignée pour rallonger et raccourcir. On pouvait faire jouer l’accompagnement directement dans la même interface. On avait ça la semaine passée… et là, on ne l’a plus. — Hein ? Brigitte-Louise, ton webinaire est annoncé depuis le mois de septembre, fais ton temps, fais… — Mais Brigitte, pour faire le lien avec ton petit pion, moi je l’ai, mais dans la partie Vidéo, pas dans Présentation. — C’est ça. Dans Vidéo, il est là. Mais dans Présentation, c’est là qu’on en avait besoin. Oui, je sais qu’il est dans Vidéo. Parce que quand tu vas vouloir faire ton animation sur ta diapositive numéro 2, quand tu vas cliquer pour commencer, il va t’amener dans la page de présentation. Il faudra que tu fasses ton animation dans une page de présentation, puis que tu copies ton bonhomme animé dans ta version vidéo. C’est encore plus simple, hein ? Pourquoi pas ! Alors que si on m’avait laissé mon petit pion… ça aurait été tellement parfait. Mais non ! Vous avez été des cœurs sur deux pattes. Je vous souhaite… Mes collègues peuvent revenir, je pense qu’ils ont tous perdu connaissance. Je vous souhaite un excellent temps des fêtes. Sachez que je travaille jusqu’à vendredi. Si jamais vous voulez expérimenter et que vous avez besoin d’un rendez-vous — à la page 2, vous avez mon courriel — écrivez‑moi. On va se trouver un petit moment, et on va le faire ensemble. Vous avez été un public en or. Je vous adore. Ça va marcher. Et sinon, ça ne marchera pas… mais ça va avec le reste aujourd’hui. C’est ça. Merci. Fin de l’événement.
Salut tout le monde.
Merci. Bye.